mercredi 20 janvier 2010, 15:47
2010 : le temps de l'offensive - tribune pour Diverses Cités 2010 : le temps de l'offesive
Face à un gouvernement qui fait tout pour satisfaire le Medef, il est plus que jamais temps d’être à l’offensive.Les voeux du Président et du Premier ministre ont été clairs : pour financer les cadeaux faits aux actionnaires et aux plus fortunés, qu’il s’agisse des baisses de cotisations sociales, de la suppression de la taxe professionnelle, des exonérations au titre de la taxe carbone ou du « bouclier fiscal », il faudra « continuer de tenir strictement les dépenses » pour le plus grand nombre.
La crise l’a pourtant montré : alors que les politiques d’aides aux entreprises ont soutenu la financiarisation de l’économie qui a conduit à la destruction de milliers d’emplois, il faut réorienter l’argent public vers les services publics où il sera plus utile. Cela signifie développer le maillage territorial d’une Poste 100 % publique et non sa privatisation. Cela signifie plus de postes d’enseignants, de chercheurs, d’infirmières, d’inspecteurs du travail au lieu de la suppression dogmatique d’un fonctionnaire sur deux qui nous est imposée. Les services publics sont garants de la solidarité nationale aujourd’hui et sont les véritables dépenses d’avenir : le Parti communiste propose de les développer fortement.
RETRAITES, EMPLOI, SALAIRES
2010 sera l’année de la réforme de la retraite. Le gouvernement tente de faire croire que les entreprises n’ont pas suffisamment d’argent pour participer au financement de notre régime solidaire par répartition. Elles en ont pourtant pour distribuer stock-options, bonus et parachutes dorés en tous genres, alors même que les salaires stagnent. La question n’est donc pas tant de savoir s’il faut faire cotiser plus longtemps les salariés ou baisser le montant des retraites, mais de faire cotiser les revenus financiers. C’est un choix de société : celui de la solidarité et d’un nouveau modèle de croissance, respectueux de tous et de l’environnement.
Quand le Premier ministre évoque la nécessité de « tenir la barre contre le flot des dépenses publiques », il parle donc en réalité défense des dividendes des actionnaires et des intérêts des plus fortunés. On comprend alors bien pourquoi, avec le Medef, il organise la casse méthodique des droits des travailleurs. Face à cette politique de sape, il faut agir en deux temps. Dans l’urgence, il faut interdire les licenciements boursiers, indemniser le million de chômeurs qui arrivent en fin de droits et organiser une conférence nationale sur les salaires.
UN CHOIX POUR UNE AUTRE SOCIÉTÉ
A plus long terme, les communistes proposent de mettre en place, sur le modèle de la Sécurité sociale, un système permettant à tous d’être toujours soit en formation soit en emploi avec de bons revenus.
Sortir de la logique de rentabilité maximum au seul profit des actionnaires est possible. Mais pour cela, il faut arriver par les luttes à inverser le rapport de force. Pour obtenir de nouveaux droits et ensuite ne pas les voir remis en cause, il faut démocratiser les institutions en proposant la proportionnelle à toutes les élections et en faisant participer les usagers à la gestion des services publics.
Il faut démocratiser les entreprises en faisant participer les salariés à la prise de décision. La démocratie est au coeur de tout projet de transformation sociale ambitieux et durable. Ensemble, nous pouvons conquérir de nouveaux droits politiques et sociaux et faire en sorte que 2010 soit une véritable année de rupture.
